Forum sur l'univers du manga Gakuen Alice
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 Histoire

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Sumiko Imai




MessageSujet: Re: Histoire   Mer 8 Avr - 17:52

Un peu plus court que les precedent. Mais je ne pouvais pas rajouter d'autre évenements. J'avais peur de gacher ce passage. Alors verdict?

J’enfile d’un geste souple ma veste de cuir noir et me regarde un moment dans la glace. Avec mon haut sans manche blanc, mon pantalon noir et mes basket banche je semble étrangement bicolore mais surtout j’ai l’air d’une adolescente normal, pas du tout d’un élève de l’académie et encore moins d’une tueuse. Je resserre ma queue de cheval et attrape d’un geste désinvolte mon sac. Une pluie morne et froide s’acharne sur les carreaux de ma chambre quand je pense que dans une douzaine d’heure je serais dans un immense désert. Je me dirige vers l’ascenseur et remarque en passant que les caméras de sécurité de celui-ci ont étaient cassés. Visiblement certaines personnes ne tenaient pas à ce que l’on voit ce qu’elles faisaient dans ce lieu. Avant que les portes se referment une main se glisse dans l’ouverture et une silhouette pénètre Je soupire en la reconnaissant. Imai me sourit avec un malaise évident. Cela va bientôt faire une semaine que j’ai tenté de l’étrangler et bien qu’il m’ait répété plusieurs fois qu’il ne m’en veut pas je me sens toujours aussi mal à l’aise en ça présence.
-Tu n’es pas en cours, demandais-je dans un futile effort pour avoir une conversation normal.
-Non, j’ai une opération de programmé. Et toi, tu as une mission ?
-Oui, je dois passer une ou deux semaines en Afghanistan.
-Bonne chance.
-Merci
Passionnant, n’est ce pas ? Comment se fait il que le contact soit aussi difficile avec quelqu’un que je connais depuis plus de dix ans ? Avant que je ne puisse réfléchir à la question Je note un détail surprenant, la cabine à cesser de bouger. Je cligne une fois des yeux, deux, trois mais non je ne rêve pas je suis coincée dans cette pièce minuscule. Les murs blancs sont semblables à ceux de mes cauchemars et ils sont proche tellement proches. Je frappe la porte mais rien ne se passe. J’entends la voie d’Imai mais elle me parait lointaine, tellement lointaine. Je gémis doucement et me recroqueville dans un coin de l’ascenseur. J’ai froids, j’ai peur. Je me glisse la tête entre mes genoux et commence à pleurer. Mon corps est secoué par mes pleurs. Je sens soudain des bras chaud autour de mes épaules et j’entends une voie chaleureuse et réconfortante qui me murmure :
-Tout va bien. Je suis là. Calme-toi. Tout va bien se passer.
Je ne réponds pas et je sens les bras qui se resserrent un peu autour de moi et cette voie calme qui continue.
-Regarde-moi. Respire doucement. Ne t’en fais pas tout va s’arranger.
Je gémis. Ma respiration est de plus en plus saccadée. Brusquement j’agrippe la veste puis le torse de cette présence si chaleureuse, si réconfortante. Je sens ses bras qui se resserrent qui m’étreignent qui me protègent. Me sanglots ne se calment pas et je reste blottie contre ce buste chaud et réconfortant. Les yeux fermés, je commence à m’apaiser. Je retrouve un rythme de respiration normal et je trouve même la force d’essuyer mes larmes sans pour autant me dégager de cette étreinte qui m’apaise. J’entends des battements de cœurs régulier et apaisant et plus loin le ronronnement de l’ascenseur qui redémarre. Il s’arrête à nouveau et avant que les portes ne s’ouvrent je me reprends et tente de me relever. Je vacille un peu mais tiens bon et commence à partir d’un pas maladroit. Je remercie doucement le ciel de l’absence de spectateur. Une main me rattrape et me tiens fermement le bras. Je me retourne et croise les yeux améthyste d’Imai qui me fixent avec une douceur que je ne lui connaissais pas.
-Sois prudente, souffle t’il.
Je ne répond que par un hochement de tête et m’installe dans la limousine qui doit me conduire à l’aéroport.
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Yamada Akira




MessageSujet: Re: Histoire   Mer 8 Avr - 18:20

Super j'adore enfin elle a une réaction humaine (il était temps !!)
Imai aussi a laissé tomber son masque cool !!
Par contre dans les premières phrases que de manque de s et de e !!!! c'est pas bien (je rigole bien sûr) !!
A bientôt quand tu aura mis la suite !!!

_________________
Il ne faut pas chercher de noise au diplômés de littérature
il ont un tas de truc inutile en tête
mais de temps en temps il ouvrent les vannes
et vous bottent les fesses
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Mitsuki Wakamiya




MessageSujet: Re: Histoire   Mar 5 Mai - 22:17

oui ! parce que même si on est sur un autre projet, tu dois poster la suiteeeeeuh ! bouh ! j'ai plus rien à lire moi !

_________________
Ma Maman disait souvent :
La vie n'est jamais comme on voudrait qu'elle soit ...
mais elle est toujours comme elle devrait l'être.
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Sumiko Imai




MessageSujet: Re: Histoire   Mer 13 Mai - 16:32

Voili, voilou. laissez moi des coms.

Une fois à l’aéroport le domestique me fit passer par divers portique avant de me laisser m’installer dans l’avion qui me mènera sur mon prochain lieu de mission. Je m’installe en premier classe sous le regard surpris d’un homme d’affaire coincé dans un costume trop serré. Je lui souris et à ma surprise il me répond de la même manière. J’avais oublié que pour les gens normaux je n’étais encore qu’une enfant et certainement pas une arme dangereuse. Je me glisse à ma place près du hublot et commence à réfléchir. Pas sur ma mission, c’est bien trop angoissant d’imaginer ce que je vais vivre. Je préfère de loin me concentrer sur des choses sans grande importance. La scène qui vient de se dérouler se déroule sans fin devant mes yeux et je ne parviens pas à me concentrer sur autre chose. De guerre lasse, je mets un film au hasard. Je constate avec plaisir que c’est exactement ce qu’il me fallait. Rabbi Jacob, le film idéal pour oublier tout ses ennuies. Je ris en regardant les mimique de Louis de Funès avant de profiter des quelques heures de sommeil qui me reste. Le brut de l’atterrissage me réveille et je m’étire comme un chat pour chasser les dernières traces de sommeils. Comme de coutume je n’ai pas à passer à la douane. Dehors une bouffée de vent brulant m’agresse, je plisse les yeux et aperçoit mais deux guides qui m’attendent un peu plus loin près d’une jeep militaire. Je me dirige vers eux. Ils sont surpris en me voyant, ils s’attendaient à voir un colosse, musclé, bardé de cicatrices avec une voie grave et assuré. Et voila que je débarque une gamine qui pourrait être leur fille, fine et apparemment délicate. Je leur souris et déclare de ma voie la plus douce :
-Bonjour, je viens de la part de l’académie. Pouvons-nous y aller ?
Le deuxième soldat visiblement encore inexpérimenté ouvre la bouche comme un poisson en manque d’eau. Je souris et m’installe dans la jeep sans dire un mot de plus. Le plus âgé se met au volant et le second monte derrière moi. L’esprit du premier me révèle sa perplexité mais il a déjà travaillé avec des alices et sais donc qu’il ne faut pas se fier à l’apparence. Par contre, le plus jeune est surpris mais me trouve d’après ses pensées : « vraiment pas mal ». Je retiens mon fou rire et lui lance un sourire éclatant avant de lui murmurer :
- Merci mais je suis en mission.
Il rougit et je rajoute :
-En plus tu n’es pas vraiment mon genre.
Il devient écarlate. J’éclate de rire et demande au conducteur :
- Quand arrivons-nous ?
-Dans un quart d’heure. Je vous demanderez de ne pas parler à mon subordonné, il doit rester concentré.
-Bien entendu, mais dites lui de réfrénez ses fantasmes, c’est horriblement gênant.
Le subordonné en question fait alors tomber le sac qu’il gardait sur ses genoux et disparaît sous la banquette. Le chauffeur se tourne vers moi et ses, yeux brillent de colère :
-Cessez cela immédiatement. Votre Alice ne vous autorise pas à nous traitez comme des jouets.
- Excusez-moi, je dois être nerveuse. Dans ces cas là je suis plus insupportable que d’habitude. Cela ne se reproduira pas. Je ferme les yeux et recommence à dormir. Une fois arrivée dans le camp, les soldats me guident vers la tente du commandant. Ce dernier est un homme massif au visage dur avec une des cheveux blanc. Je serais tenté de dire que c’est une brute sans cervelle mais ses yeux gris sont vif et son esprit extraordinairement vaste. Je m’incline et il me dévisage. Je lis clairement sa désapprobation. Il marmonne :
-Ils ont un drôle de sens de l’humour au Japon.
Je reste silencieuse. Ce genre de remarque n’attend aucune réponse et de toute façon il vaut mieux que je le laisser déverser sa bile avant que le problème enfle et prenne des proportions insupportables. Il continue à me toiser et je lève la tête pour que mes yeux croisent les siens. Ce drôle de jeu commence alors : le premier qui baisse les yeux a perdu. Il s’agit bien plus que d’un passe-temps ou de l’expression de mon mauvais caractère. Je dois lui montrer que je suis son égal et que les jeunes prodiges de l’académie valent autant que les vétérans médaillés de l’OTAN. Il finit par détourner le regard et j’incline légèrement la tête pour lui montrer que je suis son égal. Il se lève et grogne sans conviction :
-Le voyage c’est bien passé ?
-J’ai serré la mâchoire au décollage et desserré à l’arrivé.
-Tu as peur en avion ? Mais ce n’est pas possible, bon sang ! Vous vous foutez de nous ou quoi ?
-Calmez-vous je plaisantais. It’s a joke, expliquais je en évitant les postillons qu’il m’envoyait à la figure. Je vous assure que je n’ai pas peur ni de l’avion ni de quoi que ce soit d’autre.
Alors qu’il semble se calmer et qui va se rasseoir, j’avise qu’il n’y a pas d’autre chaise dans la tente. Un confort spartiate qui de toute évidence a dut réjouir Persona lorsqu’il a appris où l’on m’envoyer. Le commandant semble plus calme et je décide donc de passer aux choses sérieuses. Plus vite j’aurais commencé plus vite je serais sorti de cet enfer.
-Je dois me charger d’une poche de résistant, c’est cela ?
-Une dizaine, ils connaissent particulièrement bien le désert et nous ne parvenons pas à la débusquer. Je ne peux vous prêter aucun homme vous en aurais pour trois bon mois.
- Mettrez-vous une jeep et des armes à ma disposition ?
-Oui, bien sur si vous le jugez nécessaire.
-J’en aurais donc pour trois semaine…
-Je…je vous demande pardon ?
-On ne vous l’a pas dit ? Tous les membres de l’académie sont des génies.
Il ouvre la bouche puis fait un signe de main signifiant que l’entretien est terminé. J’hoche la tête et pars rapidement. Un homme me mène à ma tente et je m’écroule sur mon lit. Il est neuf heures du soir et je ne suis pas fatigué mais je prévois mon réveil très tôt. Je retire mes chaussures et commence à me concentrer. Je perçois rapidement tous les esprits qui habitent le camp. Je vérifie s’il n’y a pas de traire puis m’éloigne pour atteindre le Japon et l’esprit de Natsume :
-Gamin?
-C’est toi, miss Pink Ladies?
-Non, c’est le père Noël. A ton avis qui peut prendre la peine s’intéresser à un sale môme pareil ?
-Toujours aussi aimable, ça fait plaisir.
-Tu as du m’influencer. Quoi de neuf à l’académie ?
-Rien de particulier, Akira a une nouvelle conquête, Sakurano et Imai de plus en plus d’admiratrice, Hayashi enchaine les boulettes et le reste de la population est toujours aussi débile.
-Ok, je vois. Et ta partenaire Mikan… Tu compte la lâcher ou tu vas la suivre comme un toutou jusqu'à la fin de tes jours ?
-Je préfère la protéger que de devenir un chien galeux comme toi.
-Un chien galeux ?
-Ouais, tu n’es qu’un toutou qui obéit à l’académie en remuant misérablement la tête et de plus en plus malade parce que tu ne sais même pas contrôler le misérable Alice dont tu es si fier.
-Et toi, Natsume ? Tu es bien au-dessus de ça ? Tu n’exécute absolument pas les ordres de Persona sans broncher. Tu es aussi pathétique que moi. Seulement toi tu fais semblant de contrôler la situation, c’est pour ça que tu as besoin que tu sèche et tyrannise les autres élèves. En vérité, ton problème c’est que tu aimes être un martyr et que tu ne supporte pas que d’autres personnes soufrent autant que toi.
-Ferme-la
-Ouh quelle repartie, je suis morte de trouille. C’est la différence entre toi et moi, nous sommes tous les deux des chiens galeux, comme tu dis, mais je le sais et tente de l’assumer alors que toi tu nies tout en bloc.
-…
- Excuse-moi. Mes mots ont dépassé ma pensée.
-T’occupes. Je n’aurais pas du dire ça, non plus.
-On est vraiment stupide, non ?
-Parle pour toi, la débile.
-Tu t’es regardé, le gnome ?
-Mémé
-Mioche
-Idiote
-atrophié du télencéphale
-Débile
-Imbécile
-Mangeuse de pommes
-Mollusque
-Larve
-Cloporte
Nous continuons à nous envoyer des insultes de la même veine pendant des heures et je m’endors un léger sourire aux lèvres. Je ne sais pas pourquoi mais Natsume a toujours était capable de me calmer.

Le vent soulève le sable du désert et je rajuste mon foulard pour me couvrir le nez. La chaleur est horrible même après trois semaine je ne m’y fais pas. Et voila que ma jeep à crevé à trois cent kilomètres du camp. Je grogne, la mission passe avant tout. Rassemblant mes dernières forces je m’élance me guidant grâce à mon Alice. Je saute du bas d’une falaise et tombe au milieu du dernier camp de rebelles. Ils ouvrent de grands yeux et les premiers morts n’ont pas le temps de comprendre ce qui se passe. Bientôt, les hommes réagissent mais il est trop tard. Leur sang colore le sable jaune du désert d’une étrange couleur pourpre. L’odeur me prend à la gorge et je me détourne pour vomir. Plus tard des hommes viendront me chercher, me ramèneront au camp, le commandant me serreras la main en m’assurant que je serais toujours la bienvenu, je prendrais l’avion, et je serrais de retour à la « maison »
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Mitsuki Wakamiya




MessageSujet: Re: Histoire   Mer 13 Mai - 22:00

je crois que c'est l'une de mes parties préférées ! j'adore comment elle emmerde le jeune soldat au début ! Je suppose que je vais devoir attendre loongtemps avant d'avoir la suite ...
Et c'est quand qu'ellesort avec Imai ?

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Sumiko Imai




MessageSujet: Re: Histoire   Mar 19 Mai - 20:24

Pour répondre à ta question, pas tout de suite mais leur relation va faire un grand pas en avant.

Mon rapport satisfait les directeurs qui ont la bonté extrême de me remercier. Ils ajoutent que je suis priée d’aller mettre à jour mes vaccins bien qu’il soit une heure du matin. Je m’incline doucement et disparaît le plus vite possible. Je descend l’escalier en courant et m’enfonce dans le parc de l’académie. La neige a recouvert les pelouses et cette vision me réconforte. L’hôpital est désert et je met vingt bonnes minutes à trouver une infirmière qui s’empresse de faire la piqure avant de s’enfuir le plus vite possible. Une fois dans le hall d’entrée, je signe rapidement les papiers attestant que je suis à jour dans mes vaccins. Alors que je pose la main sur le battant de la porte de sortie, un bruit attire mon attention. Je me retourne lentement, une moue belliqueuse aux lèvres. Cette moue disparaît quand je voie l’origine du bruit. Imai est écroulé contre un mur, le teint maladivement pâle. Je suis rapidement à ses pieds et le dévisage. Il est brûlant de fièvre et a le regard vitreux. Je le secoue doucement
-Qu’est ce qui se passe ?
-Trop de… douleur, je dois dormir….
C’est vraiment pas clair comme réponse. Je soupire, saisis Imai par la taille et commence à le porter dans le couloir puis dans le parc. Il tente de m’aider mais il a à peine la force de marcher. Je bénis l’entrainement diabolique de Persona qui me permet de porter mon fardeau sans trop de peine. La montée des escaliers est plus difficile et je maudis l’abruti qui a décidé que l’appartement des principaux devait se trouver au dernier étage. J’arrive devant la porte de la chambre à bout de souffle et ne prends pas la peine de vérifier quoique ce soit je pousse le battant avec mon épaule. Par chance, il se pousse et je pénètre dans un boudoir qui est décoré dans un camaïeu de ton doré et orange. Priant pour que l’organisation des suites de luxes soient toute les même j’ouvre la troisième porte à droite et sourit en voyant que je ne me suis pas trompé. La chambre est grande et possède une large baie vitré qui donne sur un balcon et le parc de l’académie. Visiblement, Imai aime le blanc car c’est la seul couleur que j’aperçois, à part un tapis rouge vif. Je dépose le malade sur son lit et le regarde un moment. Il est vraiment pâle et transpire énormément. Sa chemise est trempée et je me rends compte qu’il a dû mal supporter le trajet dans le parc, où il neigeait à gros flocons. Je grogne, peste contre ma conscience qui me hurle que je ne peux pas le laisser comme ça et file dans la salle de bain. Celle-ci est aussi bien rangée que le reste de la suite (Imai serait-il maniaque?), je trouve rapidement un peignoir blanc et l’apporte au malade. Malheureusement il s’est endormi et je ne me vois pas le réveiller. En gémissant mentalement, je me décide à déshabiller l’endormi qui décidément aime me pourrir la vie. Sa chemise retirée, j’écarquille les yeux. L’académie a rendu obligatoire l’exercice physique et les cours de self défense pour les principaux, et je dois avouer que le résultat est impressionnant. Je secoue la tête pour chasser mes pensées pas très catholique et commence à mettre son peignoir au malade. Je remonte les couvertures sur sa poitrine et m’apprête à partir lorsque je sens une pression sur mon poignet. Je grogne en sentant sa poigne de fer, il me prend pour son doudou ou quoi ce crétin? Je tente de m’éloigner un peu plus mais il ne veut vraiment pas me lâcher. Bon sang mais qu’est ce que j’ai fait pour que ma vie soit pourrie à ce point. Je ne vais quand même pas rester là comme une idiote jusqu'à ce qu’il se réveille, j’en ai marre, je suis fatiguée, j’ai mal partout. Je me glisse à côté de lui dans le lit.
-Je te préviens si tu ronfle, tu es mort, lui soufflais-je avant de fermer les yeux et de me préparer à dormir.
Je sens alors un bras qui se pose sur ma taille. Non mais c’est pas vrai! Déjà le jour il est chiant mais la nuit ça devient dramatique. En plus, il n’a pas l’air décidé à s’arrêter. Il commence même à m’embrasser. Le pire, c’est que même en dormant, il s’y prend bien. Je détourne précipitamment la tête, je l’enfoui dans son cou, qui est le seul endroit qu’il ne puisse pas atteindre. Je soupire et constate qu’il sent quand même vachement bon, je devrais lui demander le nom de son parfum. Bercée par ses effluves je m’endors rapidement.
-Eiko. Eh Eiko.
Oh non, je ne veux pas me réveiller. Pas alors que je fais un beau rêve. Je grogne un cinq minute de plus. Et ressers ma prise sur les draps. C’est alors que je me rends compte qu’ils sont chauds et un peu durs. Mmmh pas désagréable comme sensation, il faut que je remercie les domestiques. C’est alors que les draps s’agitent et me frappent à l’arrière du crâne. Je grogne et ouvre les yeux. Tiens quand est-ce que j’ai trouvé le temps de ranger ma chambre ? Et pourquoi la moquette a-t-elle changée de couleur ? Et surtout qu’est-ce qu’il fait là ? Brusquement mes souvenirs de la soirée d’hier me frappent de plein fouet. Qu’est ce qui a bien pu me prendre hier soir ? Un excès de bonté ? Une crise de gentillesse ? Une crise de folie oui, j’aurais dû le laisser sur place. Il me dévisage l’air vraiment mais alors vraiment furieux.
-Peux tu m’expliquer : un ce que tu fais dans ma chambre ?
Deux et ce que tu fais dans mon lit ????
Je grogne en entendant ses hurlement bon sang, on n’a pas idée de crier aussi fort. En plus pourquoi il est en colère: toute cette histoire c’est de sa faute.
-NON, MAIS T’ES PAS BIEN !!!!!!!!! TU CROIS VRAIMENT QUE J’AI QUE CA A FAIRE ??? SI TU N’AVAIS PAS DECIDER DE TOMBER DANS LES POMMES CE SERAIT PAS ARRIVER ! EN PLUS IL A FALLU QUE TU ME PRENNES POUR UN SUBSTITUT DE DOUDOU ! J’EN AI VRAIMENT MARRE DE TOI. T’AS RAISON J’AI RIEN A FAIRE DANS CETTE CHAMBRE J’AURAIS DU TE LAISSER PAR TERRE COMME LA SERPILLERE QUE TU ES.
Je me relève précipitamment et sors en claquant la porte. Ma chambre est dans l’état dans le quel je l’ai laissé. Je prends un jogging et un débardeur blancs avant de partir pour la salle d’entrainement. Elle est déserte, le contraire aurait été inquiétant lorsque l’on sait qu’il est cinq heures du matin. Je me met face au parcours de combat et commence l’exercice. Comme de coutume je le met en niveau difficile. Le principe est simple on doit atteindre l’arrivé en un seul morceau. Pour rendre la tache plus « amusante », il y a divers obstacles. Une fausse remplie d’eau dans laquelle il faut plonger, des robots à anéantir, des lasers aux déplacements aléatoires sans oublier les barres. Une trentaine de barres sur lesquels il faut sauter alors qu’elles sont en mouvements permanent et à trente mètre du sol. Mon record, et celui de l’académie, est de trente minutes. Je m’élance à toute allure, une claymore à la main. Ce genre d’arme lourd et épuisant à porter est juste ce qu’il me faut. Le premier robot ne me résiste pas, le deuxième non plus d’ailleurs. Je me joue des lasers en les évitant facilement et bondis de barre en barre comme un chat. A l’arrivée je me rétablis sur mes pieds, accroupie dans une posture féline digne d’un jeu vidéo. Une serviette blanche apparaît dans mon champ de vision suivi de près par une canette de jus de fruit. Je lève la tête et fait la grimace en reconnaissant Imai. Il me regarde interrogateur et ennuyé.
-Je peux m’asseoir ?
Je hausse les épaules et lui désigne d’un geste vague le muret à ma gauche. Il se met près de moi et croise les mains comme à chaque fois qu’il ne sait pas comment prendre la situation. Il me regarde en coin, il soupire et commence :
-Je suis vraiment désolé.
-…
-Quand je t’ai vu ce matin. J’ai…enfin…j’ai paniqué. Je n’ai pas réfléchi et la seule chose que j’ai trouvé à faire c’était te hurler dessus.
-…
Oui je sais je ne suis pas un modèle d’éloquence mais il n’y a pas grand-chose à dire. J’enfouis ma tête dans ma serviette et respire profondément, ensuite j’ouvre la canette et commence à boire. Mon interlocuteur décroise ses mains et continue son monologue.
-Tu…tu pourrais me répondre s’il te plait ?
-C’est quoi ton parfum ?
-Pardon ?
-Le nom de ton parfum.
-Euh. C’est un parfum de Calvin Klein : U for him.
-Il est parfait et il te va bien.
Je me lève et m’éloigne d’un pas lent avant d’ajouter :
-Au fait, je te pardonne.
Un peu plus loin je retrouve Natsume qui a l’air étrangement calme. Il relève la tête en m’entendant arriver et lève trois doigts. Je lui souris et nous partons tout deux pour le bâtiment administratif. Il semblerait que ce ne soit pas encore les vacances.
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Mitsuki Wakamiya




MessageSujet: Re: Histoire   Mer 20 Mai - 15:56

je lis pas, je l'ai déjà lu (et corrigé en partie, en espérant ne pas avoir oublié de fautes, mais chuut, il faut pas dire que Sumiko est nulle en orthographe !)
J'adore, j'adore j'adore !!!

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