Voili, voilou. laissez moi des coms.
Une fois à l’aéroport le domestique me fit passer par divers portique avant de me laisser m’installer dans l’avion qui me mènera sur mon prochain lieu de mission. Je m’installe en premier classe sous le regard surpris d’un homme d’affaire coincé dans un costume trop serré. Je lui souris et à ma surprise il me répond de la même manière. J’avais oublié que pour les gens normaux je n’étais encore qu’une enfant et certainement pas une arme dangereuse. Je me glisse à ma place près du hublot et commence à réfléchir. Pas sur ma mission, c’est bien trop angoissant d’imaginer ce que je vais vivre. Je préfère de loin me concentrer sur des choses sans grande importance. La scène qui vient de se dérouler se déroule sans fin devant mes yeux et je ne parviens pas à me concentrer sur autre chose. De guerre lasse, je mets un film au hasard. Je constate avec plaisir que c’est exactement ce qu’il me fallait. Rabbi Jacob, le film idéal pour oublier tout ses ennuies. Je ris en regardant les mimique de Louis de Funès avant de profiter des quelques heures de sommeil qui me reste. Le brut de l’atterrissage me réveille et je m’étire comme un chat pour chasser les dernières traces de sommeils. Comme de coutume je n’ai pas à passer à la douane. Dehors une bouffée de vent brulant m’agresse, je plisse les yeux et aperçoit mais deux guides qui m’attendent un peu plus loin près d’une jeep militaire. Je me dirige vers eux. Ils sont surpris en me voyant, ils s’attendaient à voir un colosse, musclé, bardé de cicatrices avec une voie grave et assuré. Et voila que je débarque une gamine qui pourrait être leur fille, fine et apparemment délicate. Je leur souris et déclare de ma voie la plus douce :
-Bonjour, je viens de la part de l’académie. Pouvons-nous y aller ?
Le deuxième soldat visiblement encore inexpérimenté ouvre la bouche comme un poisson en manque d’eau. Je souris et m’installe dans la jeep sans dire un mot de plus. Le plus âgé se met au volant et le second monte derrière moi. L’esprit du premier me révèle sa perplexité mais il a déjà travaillé avec des alices et sais donc qu’il ne faut pas se fier à l’apparence. Par contre, le plus jeune est surpris mais me trouve d’après ses pensées : « vraiment pas mal ». Je retiens mon fou rire et lui lance un sourire éclatant avant de lui murmurer :
- Merci mais je suis en mission.
Il rougit et je rajoute :
-En plus tu n’es pas vraiment mon genre.
Il devient écarlate. J’éclate de rire et demande au conducteur :
- Quand arrivons-nous ?
-Dans un quart d’heure. Je vous demanderez de ne pas parler à mon subordonné, il doit rester concentré.
-Bien entendu, mais dites lui de réfrénez ses fantasmes, c’est horriblement gênant.
Le subordonné en question fait alors tomber le sac qu’il gardait sur ses genoux et disparaît sous la banquette. Le chauffeur se tourne vers moi et ses, yeux brillent de colère :
-Cessez cela immédiatement. Votre Alice ne vous autorise pas à nous traitez comme des jouets.
- Excusez-moi, je dois être nerveuse. Dans ces cas là je suis plus insupportable que d’habitude. Cela ne se reproduira pas. Je ferme les yeux et recommence à dormir. Une fois arrivée dans le camp, les soldats me guident vers la tente du commandant. Ce dernier est un homme massif au visage dur avec une des cheveux blanc. Je serais tenté de dire que c’est une brute sans cervelle mais ses yeux gris sont vif et son esprit extraordinairement vaste. Je m’incline et il me dévisage. Je lis clairement sa désapprobation. Il marmonne :
-Ils ont un drôle de sens de l’humour au Japon.
Je reste silencieuse. Ce genre de remarque n’attend aucune réponse et de toute façon il vaut mieux que je le laisser déverser sa bile avant que le problème enfle et prenne des proportions insupportables. Il continue à me toiser et je lève la tête pour que mes yeux croisent les siens. Ce drôle de jeu commence alors : le premier qui baisse les yeux a perdu. Il s’agit bien plus que d’un passe-temps ou de l’expression de mon mauvais caractère. Je dois lui montrer que je suis son égal et que les jeunes prodiges de l’académie valent autant que les vétérans médaillés de l’OTAN. Il finit par détourner le regard et j’incline légèrement la tête pour lui montrer que je suis son égal. Il se lève et grogne sans conviction :
-Le voyage c’est bien passé ?
-J’ai serré la mâchoire au décollage et desserré à l’arrivé.
-Tu as peur en avion ? Mais ce n’est pas possible, bon sang ! Vous vous foutez de nous ou quoi ?
-Calmez-vous je plaisantais. It’s a joke, expliquais je en évitant les postillons qu’il m’envoyait à la figure. Je vous assure que je n’ai pas peur ni de l’avion ni de quoi que ce soit d’autre.
Alors qu’il semble se calmer et qui va se rasseoir, j’avise qu’il n’y a pas d’autre chaise dans la tente. Un confort spartiate qui de toute évidence a dut réjouir Persona lorsqu’il a appris où l’on m’envoyer. Le commandant semble plus calme et je décide donc de passer aux choses sérieuses. Plus vite j’aurais commencé plus vite je serais sorti de cet enfer.
-Je dois me charger d’une poche de résistant, c’est cela ?
-Une dizaine, ils connaissent particulièrement bien le désert et nous ne parvenons pas à la débusquer. Je ne peux vous prêter aucun homme vous en aurais pour trois bon mois.
- Mettrez-vous une jeep et des armes à ma disposition ?
-Oui, bien sur si vous le jugez nécessaire.
-J’en aurais donc pour trois semaine…
-Je…je vous demande pardon ?
-On ne vous l’a pas dit ? Tous les membres de l’académie sont des génies.
Il ouvre la bouche puis fait un signe de main signifiant que l’entretien est terminé. J’hoche la tête et pars rapidement. Un homme me mène à ma tente et je m’écroule sur mon lit. Il est neuf heures du soir et je ne suis pas fatigué mais je prévois mon réveil très tôt. Je retire mes chaussures et commence à me concentrer. Je perçois rapidement tous les esprits qui habitent le camp. Je vérifie s’il n’y a pas de traire puis m’éloigne pour atteindre le Japon et l’esprit de Natsume :
-Gamin?
-C’est toi, miss Pink Ladies?
-Non, c’est le père Noël. A ton avis qui peut prendre la peine s’intéresser à un sale môme pareil ?
-Toujours aussi aimable, ça fait plaisir.
-Tu as du m’influencer. Quoi de neuf à l’académie ?
-Rien de particulier, Akira a une nouvelle conquête, Sakurano et Imai de plus en plus d’admiratrice, Hayashi enchaine les boulettes et le reste de la population est toujours aussi débile.
-Ok, je vois. Et ta partenaire Mikan… Tu compte la lâcher ou tu vas la suivre comme un toutou jusqu'à la fin de tes jours ?
-Je préfère la protéger que de devenir un chien galeux comme toi.
-Un chien galeux ?
-Ouais, tu n’es qu’un toutou qui obéit à l’académie en remuant misérablement la tête et de plus en plus malade parce que tu ne sais même pas contrôler le misérable Alice dont tu es si fier.
-Et toi, Natsume ? Tu es bien au-dessus de ça ? Tu n’exécute absolument pas les ordres de Persona sans broncher. Tu es aussi pathétique que moi. Seulement toi tu fais semblant de contrôler la situation, c’est pour ça que tu as besoin que tu sèche et tyrannise les autres élèves. En vérité, ton problème c’est que tu aimes être un martyr et que tu ne supporte pas que d’autres personnes soufrent autant que toi.
-Ferme-la
-Ouh quelle repartie, je suis morte de trouille. C’est la différence entre toi et moi, nous sommes tous les deux des chiens galeux, comme tu dis, mais je le sais et tente de l’assumer alors que toi tu nies tout en bloc.
-…
- Excuse-moi. Mes mots ont dépassé ma pensée.
-T’occupes. Je n’aurais pas du dire ça, non plus.
-On est vraiment stupide, non ?
-Parle pour toi, la débile.
-Tu t’es regardé, le gnome ?
-Mémé
-Mioche
-Idiote
-atrophié du télencéphale
-Débile
-Imbécile
-Mangeuse de pommes
-Mollusque
-Larve
-Cloporte
Nous continuons à nous envoyer des insultes de la même veine pendant des heures et je m’endors un léger sourire aux lèvres. Je ne sais pas pourquoi mais Natsume a toujours était capable de me calmer.
Le vent soulève le sable du désert et je rajuste mon foulard pour me couvrir le nez. La chaleur est horrible même après trois semaine je ne m’y fais pas. Et voila que ma jeep à crevé à trois cent kilomètres du camp. Je grogne, la mission passe avant tout. Rassemblant mes dernières forces je m’élance me guidant grâce à mon Alice. Je saute du bas d’une falaise et tombe au milieu du dernier camp de rebelles. Ils ouvrent de grands yeux et les premiers morts n’ont pas le temps de comprendre ce qui se passe. Bientôt, les hommes réagissent mais il est trop tard. Leur sang colore le sable jaune du désert d’une étrange couleur pourpre. L’odeur me prend à la gorge et je me détourne pour vomir. Plus tard des hommes viendront me chercher, me ramèneront au camp, le commandant me serreras la main en m’assurant que je serais toujours la bienvenu, je prendrais l’avion, et je serrais de retour à la « maison »